12 mars 2026
Mesurer notre impact : les résultats de l’étude sur La 6ᵉ période

D’un projet pilote en 2021 à un programme établit dans huit régions du Québec en 2026, La 6ᵉ période a su transformer l’essai haut la main. Apprécié par les écoles, adopté par les élèves, notre programme parascolaire cherche chaque année à amplifier son impact. Grâce à la démarche d’évaluation menée par Isabelle Archambault, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur l’école, le bien-être et la réussite éducative des jeunes, nous sommes maintenant en mesure d’en évaluer les retombées positives auprès des jeunes !

Un programme qui remplit sa mission

Sans attendre les résultats complets de l’étude débutée à l’hiver 2024, notre équipe n’a pas tardé à intégrer certaines recommandations au bénéfice des jeunes. Entre autres, nous avons enrichi la formation des équipes d’animation et de médiation pour aller au-delà des éléments techniques des ateliers.

Par la création d’outils de formation axés sur le développement de leurs compétences en matière de leadership positif et d’interactions éducatives avec les enfants, nous avons cherché à activer des dimensions qui nourrissent la confiance des jeunes et leur motivation à se réaliser pleinement dans les activités parascolaires.

Et les résultats de l’étude appuient ces changements ! L’évaluation de la mise en œuvre révèle notamment que les relations positives entre les animateurs et animatrices et les jeunes sont au cœur du succès de La 6ᵉ période. La création de tels liens repose sur trois conditions essentielles : l’équipe d’animation doit posséder de solides connaissances sur les contenus abordés, être attentionnée, juste et authentique, et les élèves doivent avoir confiance en ces adultes.

De plus, la gratuité du programme, sa flexibilité et son accessibilité à tout élève, indépendamment de ses compétences en art ou en sport, permettent de cibler celles et ceux qui ont un accès restreint à ce type d’activité. La formule est un levier pertinent de bien-être et de développement positif pour les enfants du primaire en situation de vulnérabilité.

Du point de vue des effets, l’étude constate que notre programme remplit sa mission d’offrir aux enfants un contexte propice à éveiller leur curiosité, leur confiance en eux et leur sentiment de compétence, des éléments essentiels pour favoriser la persévérance scolaire.

En effet, plus les élèves ont été exposés au programme, plus les bénéfices sont importants en matière d’engagement comportemental et cognitif, et d’estime de soi. Au fil du temps, une transformation de posture a même été constatée chez l’élève avec la mise de côté initiale d’un désir de performance en faveur du plaisir d’apprendre.

« Lorsque le programme est implanté dans des conditions favorables, il offre aux enfants un contexte propice à la découverte de soi, au développement des compétences de collaboration, à la motivation et à l’engagement scolaire. Le fait que le programme soit gratuit, flexible et accessible et qu’il soit ouvert à tous les élèves, indépendamment de leurs compétences en sports ou en arts, permet également de cibler des jeunes ayant moins accès à ce type d’activité, favorisant ainsi leur bien-être et leur développement positif à l’école. » – Isabelle Archambault, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur l’école, le bien-être et la réussite éducative des jeunes et professeure à l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal

Pour plus de détails sur l’étude, consultez le rapport de synthèse.

Photos : Formation des équipes d’animation et de médiation / Ateliers en art et en sport de La 6ᵉ période

Un terrain de jeu à la croisée des arts et des sports

Innovante et multidisciplinaire, La 6ᵉ période s’est bâtie minutieusement avec la mission de soutenir le développement d’attitudes et d’aptitudes qui favorisent la réussite éducative, à travers un programme parascolaire clés en main combinant l’art et le sport.

De janvier à mai, durant 13 semaines consécutives, nos équipes d’animation et de médiation se rendent dans les écoles pour offrir aux jeunes du troisième cycle du primaire, en dehors des heures de classe, des ateliers permettant de découvrir l’art visuel contemporain et une variété d’activités physiques axées sur le plaisir de bouger. Tout est gratuit : tant l’animation professionnelle que les matériaux d’art et l’équipement sportif.

« En développant l’un des premiers et rares programmes multidisciplinaires clés en main à destination des jeunes fréquentant une école primaire de milieu défavorisé, on s’interroge constamment sur les ingrédients ayant le plus d’impact positif sur le développement des jeunes et comment livrer la meilleure version du programme. Nous avons maintenant en main des données scientifiques validées pour poursuivre son déploiement. » – Alexandre Chouinard, directeur des programmes, Fondation Laurent Duvernay-Tardif